Et vice versa

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J’aime regarder ton petit derrière

qui se balance de droite à gauche

sans s’emballer telle une ébauche

sur un rythme sortant des enfers

Dans les vagues de ta jupe sommaire

soudain je surprends ta fesse droite

frappant le haut de ta cuisse adroite

alors je veux me perdre en haute mer

Puis, dans un écho métaphorique

l’autre fesse apprenant la débauche

heurte le haut de ta cuisse gauche

dansant sur un disque éclectique

Et vice versa

Et vice versa

J’aime regarder ton petit derrière

qui se balance de gauche à droite

j’ai bien fait de passer derrière toi

pour monter cette pile d’escaliers

Et vice versa

Et vice versa

Lorsqu’au cours de sa vie, l’être humain de l’ère postmoderne déménage, il a très rapidement besoin de restaurer le confort qu’il vient de quitter. Il abandonne tout de même un certain nombre d’habitudes qui lui facilitaient grandement le quotidien ; il doit recréer de nouvelles coutumes et, pour cela, il a besoin de repères. Dès lors, il a besoin d’établir un plan totalement nouveau de l’environnement qui l’entoure et, par conséquent, il a comme devoir de découvrir la nouvelle location de l’équivalent de tous les éléments indispensables de sa situation antérieure. En d’autres termes : il doit redécouvrir où se trouve ce dont il a besoin. Ainsi en va-t-il pour les nécessités premières, tel que le fait de se procurer à boire et à manger, que pour les choses plus souvent qualifiées de secondaires, tel le divertissement, qu’il s’agisse de divertissement à vocation plutôt saine ou dévergondée.

Soit, une fois localisé le supermarché, la boucherie et la poissonnerie du coin, il devient vite nécessaire de se procurer un peu de divertissement et, par extrapolation, un peu de cannabis. Une telle requête ne peut que trop difficilement être satisfaite par un établissement tel le supermarché, dans un pays comme la Nouvelle-Zélande, où il est quasiment impossible d’acheter un paquet de cigarettes ou une bouteille de vin sans document d’identité. Il va de sois que le cannabis est une drogue dont la consommation est illégale, au contraire de l’alcool et du tabac qui sont aussi des drogues, mais pas illégales ; c’est d’une logique si implacable qu’elle est reconnue par un très grand nombre de pays. Cela dit, et il en va de même pour tous ces pays, le fait qu’elle soit illégale, ne rend pas une drogue impossible à trouver. Et en Nouvelle-Zélande, bien que la consommation de cannabis ne soit absolument pas institutionnalisée, son achat et sa vente le sont adroitement. C’est-à-dire que les fournisseurs ont décidé de se la jouer facile.

C’est pourquoi, on y trouve assez facilement ce que je me permet d’appeler ici « les maisons vertes ». Le principe de ces établissements est extrêmement simplistes : rendre plus aisée l’acquisition de cannabis. En quelques mots, il suffit de se renseigner sur la location d’une ou plusieurs de ces maisons vertes, opération assez facile si vos fréquentations et vous-même jouez des mêmes violons d’Ingres. Puis, il suffit de s’y rendre à une heure convenable et de frapper à la porte. Il est souvent nécessaire de faire preuve d’un peu de patience et d’insistance et de frapper à plusieurs reprises, ce qui peut se comprendre.

Alors, quelqu’un viendra vous ouvrir et il n’aura probablement besoin que de quelques secondes pour se rendre compte qu’il ne vous connaît pas et comprendre donc que vous êtes un client. Cela dit, je ne peux garantir qu’une fréquence élevée de visites facilite votre identification. Après vous avoir identifié, usant des politesses habituelles dans le domaine de la vente, il vous tendra un bol, une boîte, un sachet en plastique ou quoique ce soit d’autre, dans lequel sera entreposée la marchandise, généralement divisée en fraction de 20$NZ (soit environ 10 euros) ; stratégie de vente exactement similaire à tous les détaillants. Et bien que la transaction se fasse généralement de façon plutôt rapide, vous avez tout de même le temps de choisir votre portion, quoique le cannabis étant emballé dans du papier aluminium, les mauvais plis peuvent parfois être trompeurs. Le produit en main, il ne vous reste qu’à en payer le prix et vous pouvez quitter les locaux et rentrer chez vous. Ce que vous faite ensuite du vos achats ne me regarde pas et m’intéresse encore moins.

Ca sent la beuh dans nos chaumières
on ne peut plus nous traiter de frigide
nous sommes lassés de plaisirs insipides
et la marie-jeanne s’invite au dessert
_                                                                   _
Partout chez nous on renifle le sapin
marre des générations psychorigides
on ne veut plus souffrir d’idées limpides
et on se baigne dans le chanvre indien
_
Alors ça fume et puis ça fume
encore heureux que ça fume
allez, fumons, fumez
peuple de drogués !
_
Il n’y a plus besoin de se voiler la face
on ne craint plus l’étiquette de cupide
ni ne rêve de se voir appeler intrépide
si on fume c’est bien assis à sa place
_
Même si d’autres sont encore mécontents
et pensent qu’avec eux la population trépide
ils verront vite s’effondrer leur espoir stupide
car le kif entre nous tournera toujours autant
_
Alors ça fume et puis ça fume
encore heureux que ça fume
allez, fumons, fumez
peuple de drogués !

Je n’ai besoin de personne
En Harley Davidson
Je n’reconnais plus personne
En Harley Davidson
J’appuie sur le starter
Et voici que je quitte la terre
J’irai peut-être au Paradis
Mais dans un train d’enfer

Je n’ai besoin de personne
En Harley Davidson
Je ne reconnais plus personne
En Harley Davidson
Et si je meurs demain
C’est que tel était mon destin
Je tiens bien moins à la vie
Qu’à mon terrible engin

Je n’ai besoin de personne
En Harley Davidson
Je ne reconnais plus personne
En Harley Davidson
Quand je sens en chemin
Les trépidations de ma machine
Il me monte des désirs
Dans le creux de mes reins

Je n’ai besoin de personne
En Harley Davidson
Je ne reconnais plus personne
En Harley Davidson
Je vais à plus de cent
Et je me sens à feu et à sang
Que m’importe de mourir
Les cheveux dans le vent

Soudain, sans raison, j’ouvre les yeux
et je contemple un peu autour de moi
j’ai juste envie de voir ou je me trouve
c’est-à-dire que ça n’arrive pas souvent
alors j’oublie où plus tôt je m’endormais
ce qui est une chose plutôt commune.
_                                                                  _
La première chose qui me dérange
avec sa redondance si assourdissante
qui le si rend difficile à supporter
c’est ce pesant silence monocorde
de ceux qui vous empêche de dormir
et vous condamne à la contemplation.
_                                                                     _
Après, la blancheur du plafond me gène
c’est tellement pâle que ça fait mal au cœur
mais aussi lassant, tellement vide d’intérêt
je cherche une issue un peu plus colorée
quelque chose avec un arrière gout sucré
il faut trouver une échappatoire très vite.
_                                                                        _
Puis je me souviens du mouvement
et je décide de bouger enfin pas trop
afin de diversifier un peu ma vision
et je te vois à mes côtés endormie
alors je me sens à nouveau si bien
que je me rendors.

A bowling wind is whistling in the night
My dog is growling in the dark
Something’s pulling me outside
To ride around in circles
I know that you have got the time
Coz anything I want, you do
You’ll take a ride through the strangers
Who don’t understand how to feel
In the deathcar, we’re alive
In the deathcar, we’re alive

I’ll let some air come in the window
Kind of wakes me up a little
I don’t turn on the radio
Coz they play shit, like… You know
When your hand was down on my dick
It felt quite amazing
And now that, that is all over
All we’ve got is the silence
In the deathcar, we’re alive
In the deathcar, we’re alive
So come on mandolins, play

When I touched you
I felt that you still had your baby fat
And a little taste of baby’s breath
Makes me forget about death
At your age you’re still joking
It ain’t time yet for the choking
So now we can own the movie and see each other truly
In the deathcar, we’re alive
In the deathcar, we’re alive
I want to ear some mandolïns

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